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Je Putréfie Le Patriarcat
Je Putréfie Le Patriarcat - JPLP - est un blog féministe radical et révolutionnaire soulevant le vent et les forces des sorcières qui écrouleront le patriarcat comme un vieux château de cartes.
mercredi 15 août 2012
mardi 29 mai 2012
Réponse de Sheila Jeffreys au transactiviste Roz Kaveney: "Let us be free to debate transgenderism without being accused of 'hate speech'"
Article tiré du Guardian
http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2012/may/29/transgenderism-hate-speech?CMP=twt_gu

- Sheila Jeffreys
- guardian.co.uk,
Criticism of the practice of transgenderism is being censored as a result of a campaign of vilification by transgender activists of anyone who does not accept the new orthodoxy on this issue. A recent Comment is free piece by the transgender activist Roz Kaveney, headlined "Radical feminists are acting like a cult", criticises a forthcoming radical feminist conference, at which I was to be a speaker, on the grounds that I and "my supporters" may be guilty of "hate speech" for our political criticism of this practice.
Though Kaveney's comments about me are comparatively mild in tone, the campaign by transgender activists in general is anything but. This particular campaign persuaded Conway Hall, the conference venue, to ban me from speaking on the grounds that I "foster hatred" and "actively discriminate". On being asked to account for this, Conway Hall appeared to compare me to "David Irving the holocaust denier". The proffered evidence consists of quotes from me arguing that transgender surgery should be considered a human rights violation – hardly evidence of hate speech.
For several years there has been a concerted campaign via the internet and on the ground, to ensure that I, and any other persons who have criticised transgenderism, from any academic discipline, are not given opportunities to speak in public. I have not yet spoken in public about transgenderism, but do speak about religion and women's human rights, about pornography, and about beauty practices.
Whatever the topic of my presentation, and whether in Australia, the UK or the US, transgender activists bombard the organising group and the venue with emails accusing me of transhate, transphobia, hate speech, and seek to have me banned. On blogs, Facebook and Twitter they accuse me of wanting to "eliminate" transgendered persons, and they wish me dead. One activist has created an image of a pesticide can bearing a photo of me and the slogan "kills rad fems instantly". These activists threaten demonstrations and placards against me at any venue where I speak.
What is clear is that transgender activists do not want any criticism of the practice to be made. They do not just target me, but the few other feminists who have ever been critical. Germaine Greer was glitterbombed, a practice that can be seen as assault and can endanger eyesight, in Sydney this year, though it is many years since she said anything critical of transgenderism.
Psychiatrists and sexologists who are critical of the practice are targeted too. Transgender activism was successful in gaining the cancellation of a London conference entitled Transgender: Time for Change, organised by the Royal College of Psychiatrists' lesbian and gay special interest group for May 2011. When, in 2003, US sexologist Michael Bailey published a book, The Man Who Would Be Queen, which argued that transgenderism was a practice based on sexual fetishism, he became subject to a campaign of vilification, which included placing photographs of his children on a website with insulting captions. The effect is to scare off any researchers from touching the topic.
There are many aspects of the practice which bear investigation, including the history and social construction of the idea of transgenderism, the recent increased identification of children as transgender, the phenomenon of transgender regrets, that is those persons who consider they have made a mistake. Given that the drug and surgical treatments have now been normalised and are increasingly embarked upon by young lesbians and sought out by parents for young children, it is most important that the rights of researchers and theorists to comment and investigate should be protected.
Instead, they are subjected to determined campaigns of bullying, intimidation and attempts to shut them down. The degree of vituperation and the energy expended by the activists may suggest that they fear the practice of transgenderism could justifiably be subjected to criticism, and might not stand up to rigorous research and debate, if critics were allowed to speak out.
vendredi 25 mai 2012
Soutenons Sheila Jeffreys et radfem 2012
Chères soeurs,
La communauté internationale des activistes transgenres ainsi que des masculinistes ont récemment déversé une campagne de haine contre l'organisation d'une conférence féministe radicale non-mixte qui aura lieu cet été à Londres: pour détruire notre mouvement et briser notre résistance, pour nous empêcher de penser et d'agir sur notre libération des hommes.
Soutenus par des collectifs faux-féministes, LGBT ou libéraux au Royaume-Uni, ils attaquent notre droit humain fondamental au rassemblement et à la libre expression; la violence qu'ils déchaînent contre cet évènement, surtout sur internet, Twitter et la blogosphère, est inouïe et leurs stratégies visent à nous rappeler à l'ordre, à nous punir d'avoir organisé en non-mixité choisie et à terroriser toutes celles qui oseraient le faire à l'avenir. Ils ont appelé à boycotter l'évènement, proféré des menaces de mort à caractère génocidaire et diffamé de façon haineuse Sheila Jeffreys, une grande théoricienne féministe radicale britannique, pour l'empêcher d'intervenir à la conférence.
Les activistes trans et queer persécutent Sheila Jefrreys depuis plusieurs décennies à cause de sa critique féministe du "transsexualisme" et de la politique queer, l'interdisant à intervenir dans des conférences du monde entier et la traînant publiquement dans la boue. Au Royaume-Uni, les lobbys trans ont réussi à faire imposer par le NUS (National Union of Students, le syndicat national des étudiants) une motion d'interdiction de tribune dans toutes les universités anglaises, quel que soit le sujet abordé. Pour cette raison elle a dû fuir le Royaume-Uni pour s'exiler et travailler en Australie (source anonyme).
Il est grand temps d'apporter notre soutien à Sheila Jeffreys pour faire cesser ces persécutions criminelles et ubuesques. Nous ne devons pas la laisser seule face à ces masculinistes, ces attaques nous concernent toutes, elles visent à taire toutes les femmes et s'abattent contre toutes les féministes. Nous ne les laisserons pas voler notre conférence. Reculez, retirez-vous, vous insultez notre dignité!
La
non-mixité choisie basée sur notre communauté d'expériences en tant que
femmes opprimées par les hommes ainsi que la séparation des dominants
est la condition sine qua non pour notre libération. Je cite Christine Delphy:
La
pratique de la non-mixité est tout simplement la conséquence de la
théorie de l’auto-émancipation. L’auto-émancipation, c’est la lutte par
les opprimés pour les opprimés.
Je ne peux pas souligner à quel point cet évènement nous est important pour nos luttes féministes. En peu d'années de militantisme féministe, j'ai vu des collectifs, groupes, organisations, réunions, AG ou campements être détruits, sabotés, saccagés, infiltrés et occupés, encore et encore et encore, par des personnes qui défendent la haine des femmes. Notre droit de se réunir en tant que femmes qui dénonçons la violence des hommes contre nous est sans cesse assiégé. Nous ne pouvons dénoncer ouvertement les institutions des hommes et leurs méthodes pour nous démolir sans craindre la diffamation, les menaces ou même les attaques.
Cela suffit, l'impunité des hommes suffit. La facilité avec laquelle ils sapent le moindre exercice de notre humanité est révoltante. Ne les laissons plus ruiner nos rencontres, piétiner et ensevelir notre mouvement.
SOUTIEN A SHEILA JEFFREYS ET A LA CONFERENCE RADFEM 2012"If you were not powerful, they would not take you so seriously and they take you very, very seriously. You should, too. You can set the world on fire." Soraya Chemaly
samedi 19 mai 2012
mercredi 9 mai 2012
Est-ce que le sexe compte?
Je viens de lire ce post de Rancom, "gender matters", citant Diane Richardson dans Radically Speaking qui répond aux critiques anti-essentialistes, et hier, j'ai lu ce texte de Sheila Jeffreys, "the need for revolutionary feminism" (1977) qui parle notamment de la reproduction comme étant un élément central à l'oppression des femmes.Tout ça ça m'a fait réfléchir.
Effectivement une critique que l'on entend souvent dans le but de décrédibiliser les féministes radicales c'est qu'elles seraient "essentialistes" parce qu'elles représenteraient les hommes comme des méchants oppresseurs et les femmes comme des pauvres victimes.
Ce qui est impliqué déjà dans cette critique c'est que l'oppression des
hommes sur les femmes ne serait pas réelle ni aussi systémique que l'on voudrait le faire croire, en gros que l'on exagère. Or le fait que les hommes collectivement et individuellement oppriment, persécutent et colonisent brutalement les femmes, et ce de manière unilatérale à travers le globe et depuis des millénaires, est un fait empirique (cf Diane Richardson).
Cette critique est aussi une sinistre inversion parce que ce sont les hommes qui en réalité utilisent massivement ces arguments déterministes et essentialistes pour expliquer comment les hommes sont agressifs par nature et les femmes dociles et serviables par nature, pour justifier et légitimer leur domination.
Justement les féministes radicales et matérialistes sont généralement les seules à affirmer que la différence anatomique et biologique des sexes en tant que telle n'est pas facteur d'oppression; seule l'organisation sociale de la hiérarchie entre hommes et femmes décidée par les hommes rend la différence sexuelle pertinente dans l'oppression (cf Christine Delphy et Nicole Claude Mathieu).
Ce sont aussi les féministes qui ont inventé le concept de "genre" pour expliquer que les différences de comportements entre hommes et femmes étaient non pas innées mais socialement construites, par la force, la violence et le dressage. La féminité et la masculinité ne sont rien d'autre que les comportements de domination et de servitude mis en place par le système d'oppression.
De plus, comme le précise Diane Richardson dans son article, le fait que des femmes (et quelques hommes) aient résisté au système d'oppression par les hommes est une preuve en soi que nous ne sommes pas biologiquement déterminés à être subordonnées aux hommes.
J'ajouterais même, le fait que hommes aient le besoin de recourir à la force et à la violence de façon permanente pour maintenir et reproduire leur système de domination est aussi une preuve à mon sens que cette domination n'est pas naturelle. Si la domination était naturelle, elle serait sans efforts, ils n'auraient pas besoin de nous y contraindre, et surtout, ils n'en auraient pas conscience. Or nous savons que leur violence est intentionnelle, nous savons qu'ils ont conscience de leur domination et du mode d'emploi de la domination (cf Nicole Claude Mathieu, "l'Anatomie Politique"), qu'ils mettent en place des stratégies pour dominer - et le fait même qu'ils organisent des représailles pour préserver leurs prérogatives le prouve. Et puis, je ne serais pas féministe radicale si je ne croyais pas que ça pouvait changer!
Bref, tout ça c'est communément admis, rien de nouveau là dedans. Le comportement de domination et de subordination n'a rien d'inné, il est imposé par la force et ce de manière intentionnelle et consciente. Où est-ce que je veux en venir?
Ma question est la suivante: est-ce que pour autant la différence anatomique entre hommes et femmes ne compte pas dans l'analyse féministe radicale? Non. Fermer les yeux sur la différence anatomique entre hommes et femmes et faire comme si cette différence n'aurait aucune incidence sur l'organisation de la vie sociale me paraît difficile.
D'une part, la prise en compte de la biologie est cruciale ne serait-ce que pour pouvoir reconnaître le fait que les hommes utilisent bel et bien notre biologie - c'est à dire nos capacités reproductives qu'ils n'ont pas - pour nous opprimer. Comme le dit Sheila Jeffreys dans son article de 1977, c'est leur manipulation de notre biologie dans leur volonté de contrôler la reproduction qui constitue le mécanisme central de notre oppression et la spécificité de leur oppression contre nous, à l'inverse de toutes les autres oppressions. Pour que les hommes contrôlent la reproduction de la vie humaine, ils doivent contrôler les femmes, les rendre captives en les soumettant à des coïts à répétition pour ensuite en obtenir les "produits", c'est à dire les enfants. Pour nous réduire à ce statut de "femelle de l'humanité" et de "bétail à procréer des humains mâles", ils doivent mettre en place tout ce système de contrainte au coït et à la reproduction d'enfants forcée par le mariage, "l'hétérosexualité" (calqué sur le modèle du mariage) et la prostitution, et parallèlement en utilisant toutes les formes de violences possibles et imaginables (psychologiques, politiques, sociales, économiques, culturelles, physiques, sexuelles, divisions des tâches, esclavage, interdiction d'accès aux outils, à la culture, au savoir) pour briser notre résistance.
Si nous refusons d'analyser la manière dont les hommes manipulent notre biologie et érigent ce contrôle/cette manipulation en institution, nous ne pouvons comprendre pourquoi les violences sexuelles qu'infligent les hommes visent spécifiquement les femmes, et pourquoi cette violence sexuelle se fait le plus souvent par la pénétration du pénis dans le vagin, pourquoi ils attachent autant d'importance à érotiser et à promouvoir le coït/viol à tous les hommes à l'échelle massive à travers leur pornographie (leur culture, leurs arts, leurs médias) et pourquoi ils considèrent que violer c'est fondamentalement un acte d'assignation à la caste des femmes, même lorsque c'est un homme ou un garçon qui est violé.
C'est bien parce que le viol des femmes est ce qui permet aux hommes de contrôler la reproduction (et peut-être d'avoir l'illusion de contrôler la vie?) qu'ils sont aussi obsédés par le fait de violer les femmes et obsédés par leur pénis en érection (tout ce qu'ils construisent est construit sur le modèle de: érection > pénétration > émission mortelle > destruction, comme des extensions meurtrières et phalliques d'eux-mêmes). C'est bien pour cela que la destruction et la haine des femmes est aussi nécessaire et intrinsèque à la maintenance de leur pouvoir et du monde qu'ils ont créé: parce que le pouvoir auxquels ils aspirent, celui de contrôler la reproduction, doit passer par le viol, ce qui nécessite la haine et la volonté de détruire les femmes. s'ils s'attachaient à aimer les femmes ils devraient immédiatement abdiquer leur illusion de toute-puissance, car la réalisation de l'horreur de leurs violences les ferait cesser. Le prix que les hommes sont prêts à payer pour contrôler la reproduction est celui-ci: la destruction de l'humanité. Ils me font pitié.
Toutes les complications liées au coït (grossesses non-désirées, grossesses non-désirées menées à terme, contrainte d'élever des enfants, avortements, infections, maladies infectieuses, VIH, prise de produits toxiques ou d'objets invasifs pour mitiger les risques des coïts, complications liées aux grossesses ou avortements pouvant aller jusqu'à un handicap à vie ou la mort) sont des conséquences des violences sexuelles qui sont spécifiques aux femmes dans l'oppression organisée par les hommes, que seules les femmes peuvent subir et seuls les hommes peuvent causer, et ce de manière intentionnelle (voir les posts de Factcheckme ici, ici, ici, ici et ici pour des critiques radicales du "PIV" et pour plus d'infos sur ce thème - PIV veut "Penis in Vagina" en anglais).
La vulnérabilité des femmes à la violence sexuelle des hommes et surtout aux conséquences biologiques potentiellement meurtrières de ces violences dans une culture de viol où les hommes sont dressés à ne vouloir qu'une chose, coûte que coûte (et où toute leur organisation sociale de l'humanité est structurée pour faciliter cela): foutre leur pénis dans le vagin des femmes - est une donnée que nous devons prendre en compte dans nos théories et actions féministes radicales. Est-ce essentialiste d'affirmer que le pénis dans le vagin est en soi dangereux pour les femmes et utilisé de manière délibérée par les hommes comme stratégie génocidaire? Je dirais que c'est réaliste.
lundi 7 mai 2012
Des informations utiles sur les stratégies des pervers narcissiques
Muriel Salmona et Pascale Chapeaux-Morelli parlent sur l'émission "âllo docteurs" des mécanismes du pervers narcissique, mécanismes qui correspondent aux situations d'emprise par tout un ensemble de violences psychologiques, affectives, financières, chantages, etc. Ces mécanismes sont plus généralement l'une des formes de violences interindividuelles et de colonisation de la pensée les plus répandues et efficaces pour maintenir le système de domination patriarcale en place, pour que les dominants obtiennent des subordonnées ce qu'ils veulent. Or ce sont ces types de violences qui sont le moins prises en compte dans l'analyse des faits, car le patriarcat nous fait croire que seuls les coups et blessures qualifient comme violence, même quand il y a violence sexuelle (alors que ceux-ci représentent une minorité de violences des hommes contre les femmes et les enfants).
Ce n'est certes pas une émission féministe radicale car ici il n'est pas question d'expliquer en quoi ces types de violences psychologiques bénéficient au pouvoir individuel et collectif des hommes sur les femmes, mais il est intéressant en ce que beaucoup de féministes y reconnaîtront pas mal des stratégies de conjoints, collègues, patrons, parents violents.
Pour rappel, les stratégies de l'agresseur définis par le CFCV:
Ce n'est certes pas une émission féministe radicale car ici il n'est pas question d'expliquer en quoi ces types de violences psychologiques bénéficient au pouvoir individuel et collectif des hommes sur les femmes, mais il est intéressant en ce que beaucoup de féministes y reconnaîtront pas mal des stratégies de conjoints, collègues, patrons, parents violents.
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Pour rappel, les stratégies de l'agresseur définis par le CFCV:
ELEMENTS SPECIFIQUES DE LA STRATEGIE
DES AUTEURS DE VIOLENCES SEXISTES
Quelle que soit la forme de violence exercée, on retrouve des caractéristiques semblables dans la stratégie mise en place par l’auteur de violence à l’encontre d’une femme.
Choisir la victime et la mettre en confiance
D’abord il choisit, sélectionne celle qui deviendra sa victime. Il va chercher à s’en approcher, parfois par la force, mais le plus souvent par la manipulation - par des sourires, en proposant un verre, en l'invitant chez lui, en répondant aux attentes de la victime, par des promesses, des mots tendres, des attentions, des cadeaux, en faisant croire à l’amour, etc.
Ensuite il organise les agressions en fonction de 5 priorités principales
Isoler la victime
Géographiquement, socialement, affectivement, familialement, professionnellement…
La dévaloriser, la traiter comme un objet:
Humilier, dénigrer, critiquer, moquer, insulter, affaiblir… Lui faire croire qu’elle n’est rien sans lui; Avec la double conséquence: qu’elle perdra l’estime d’elle-même ; qu’elle ne répliquera plus et qu’elle n’osera plus partir
Inverser la culpabilité
Transférer la responsabilité de la violence à la victime; Ne se reconnaître aucune responsabilité dans le passage à la violence: elle a provoqué, elle souhaitait que je fasse ça, elle m’a énervé ; Entretenir la confusion, l’embrouille: attitudes contrastées alternant avec périodes d’accalmie annonciatrices de redoutables orages…
Instaurer un climat de peur et d’insécurité:
Se présenter comme tout puissant: User de menaces et en mettre quelques-unes en œuvre Représailles sur les proches, les animaux domestiques
Agir en mettant en place les moyens d’assurer son impunité:
Recruter des alliés; Organiser une coalition contre les faibles; Prévoir d’impliquer la victime potentielle dans le déroulement des faits lui offrir quelque-chose; lui demander de l’aide, lui fournir de l’aide…
Verrouiller le secret.
dimanche 6 mai 2012
Vous « féministes » … réponse au manifeste sex-positiv d’Elsa Dorlin et Eleni Varikas
Nous nous opposons fermement au manifeste «
Nous, féministes ». Car il instrumentalise d’une part le féminisme et d’autre
part le risque d’un retour de la droite au pouvoir ; ceci pour avancer des
pions politiques sexistes. Les situations d’urgences sont propices à la méthode
du faux choix, elle-même de plus en plus utilisée pour diviser les féministes.
Nous la dénonçons : nous sommes contre Sarkozy et contre l’agenda de l’actuelle
vague « féministe »[1] qui inspire ce
manifeste. Nous dénonçons ce texte qui « tente de nous instrumentaliser en
prétendant défendre le droit des femmes », ceci en libérant « les sexualités » et
en articulant les luttes. Car loin d’articuler les luttes ou proposer une
utopie, ce manifeste s’inscrit dans l’agenda androcentré qui, depuis des
années, insulte les femmes et intimide les féministes par le chantage au
racisme ou au mépris de groupes stigmatisés. Trois signes évidents dans le
texte -cette triade est un classique des agendas androcentrés : ᴥ l’usage de l’insulte sexiste ᴥ
l’ignorance stupéfiante des violences sexuelles ᴥ
une défense de la prostitution.
D’emblée nous rappelons un
mécanisme de base de la logique de classe : les revendications androcentrées
évacuent la voix des femmes, et ce silence n’est pas un simple oubli mais un
agenda point par point antagoniste aux intérêts des femmes. De fait, les
principes même du féminisme sont vidés et inversés dans ce manifeste.
Explications.
Le féminisme se définit de focaliser spécifiquement sur les femmes en
tant que groupe opprimé par les hommes.
OR : Le manifeste mêle hommes et
femmes, dans une même vulnérabilité (face au capitalisme, au colonialisme, au
fascisme, etc.) ou dans une même domination. Une chose le démontre : l’usage du
E collé partout alors qu’un texte féministe doit savoir pointer la ligne de
fracture de classe qui divise les groupes ou les individus.
Le féminisme consiste à focaliser sur les violences sexuelles des
hommes contre les femmes. Car elles visent les femmes comme « femme » : cette
réassignation à la caste inférieure a des conséquences spécifiques sur nous au
plan individuel et au plan global. C’est la principale méthode qu’utilisent les
hommes pour reproduire leur pouvoir.
OR : L’expression « obscur objet
du désir » vient de deux hommes misogynes (Buñuel et Lacan). Mais surtout, la
seule violence sexuelle soulevée par le manifeste est le caractère «
obligatoire » de l’hétérosexualité. Le texte fait-il référence à la «
contrainte à l’hétérosexualité » que les féministes radicales dénoncent, à la
série d’actes de dressage que vivent les femmes ? Dès la cour de maternelle,
des garçons nous soulèvent les jupes (agression sexuelle), puis, des exhibitionnistes
nous terrorisent sadiquement (agression sexuelle), puis, le petit copain use du
chantage affectif, profite de l’absence des parents ou de nos contradictions
pour obtenir notre « consentement » (viol), puis vient le chantage revisité à
la sauce porno, ou la pression à la maîtresse (viol par conjoint), le recours à
la prostitution (viol payant), et enfin, à la retraite, quand on est totalement
dépendante de monsieur après une vie entière de spoliations, le chantage
économique (viol par conjoint) … Non bien-sûr, tout cela n’existe pas dans le
manifeste. Il y a les jouets sexistes, « l’hétérosexisme » et ses rôles de genres,
la publicité … mais les « obligations », où agissent-elles ? Dans nos têtes :
les idées que nous font les images et les jouets. Et à quoi elles nous poussent
? A être « straight ». Et être « hétérosexuel ». L’hétérosexualité, c’est
oppressif d’être « normatif ». Attention : ça n’opprime pas les femmes «
straight », non, ça opprime les queer, les "anormaux" selon le mot
cher à Foucault. Le retournement est total : non seulement les femmes ne sont
plus dressées à l’hétérosexualité par la violence masculine, mais elles
oppriment, en tant que normales, les hommes anormaux.
Que des féministes se contentent
de parler des publicités (sans même dénoncer ses liens avec le secteur
pornographique) et des jouets pour finir par dénoncer « l’hétérosexualité
obligatoire », tout en situant leur combat dans une politique sexuelle (queer),
en dit long sur leur absence de conscience de classe anti-sexiste.
Le féminisme consiste à nommer l'agent de l'oppression, à savoir
l’ennemi principal et nos principaux ennemis, les hommes.
OR : Le manifeste escamote
l'agent de l'oppression par les deux procédés masculins typiques : abstraction
pour nous jeter dans la confusion et victimisation de certains hommes (les
queer) pour nous amadouer. Les auteures ne dénoncent qu’un autre abstrait
(fascisme, colonialisme, capitalisme, néolibéralisme – mais sans jamais nommer
le patriarcat), déniant ainsi la responsabilité collective qu’ont les hommes à
notre malheur. Or c’est eux qui ont le monopole des ressources, des armes et du
pouvoir pour créer ce système néolibéral, colonial et guerrier.
Ce silence est suspect. Car
depuis des années, « l’articulation » des oppressions sert à nier l’antagonisme
de sexe : on défend des hommes stigmatisés, mis en danger par les féministes ;
on dit certains groupes d’hommes inoffensifs pour certains groupes de femmes ;
en tant que féministes, on s’allie à des hommes opprimés par des femmes et on
accuse des femmes d’opprimer d’autres femmes ; tout ceci sur fond d’occultation
des violences sexuelles. Il ne s’agit pas d’articulation mais de rappel à
l’ordre de certaines féministes qui menacent trop les intérêts de groupes
androcentrés.
Le féminisme ici se détourne des enjeux sexistes et des femmes
pour se résumer à donner des gages de pureté à d’autres groupes mixtes avec
lesquels les militantes sont en conflit de loyauté. « Nous ne laisserons plus
instrumentaliser le féminisme pour vous opprimer, amis queer, racisés,
prolétaires », voilà le seul message fort d’un manifeste féministe désormais
(il clôt le manifeste ; et le « Pas en notre nom » est le seul slogan féministe
produit par la nébuleuse anti-CNDF, à côté d’un agenda pro-industries
sexistes). Il ressemble à une tentative de quadrature du cycle des oppressions,
et comme d’habitude, les femmes en tant que classe en sont exclues pour le
boucler. Pourtant, l’articulation est possible et indispensable.
OR : Quand le manifeste parle de
« nos corps », c'est pour défendre le voile et la prostitution ... au nom des
femmes bien sûr ! Du respect de leur « choix ». Il est frappant de voir que
dans ces deux systèmes de marques et de violences, ce soit toujours le
comportement de la victime qui soit scruté : les réactionnaires pour dire
qu’elle a fait le mauvais choix, qu’il faut donc la purifier, les «
progressistes » pour dire qu’elle a fait le bon le choix, qu’il ne faut donc
pas la mépriser. Ceci témoigne d’un androcentrisme particulier : celui qui
organise le système agresseur. C’est l’agresseur qui responsabilise la victime
des comportements qu’il obtient d’elle ; ce sont les dominants qui
responsabilisent les opprimées des fautes et des hold-up qu’ils commettent en
masse. Leur but ? Masquer totalement leur stratégie d’agresseur ou, au plan
global, leur système de violences. De fait, ces mêmes « progressistes »
opposent sans cesse le « choix individuel » des stigmatisées à toute analyse du
système de violences qui les stigmatisent. Ainsi, ils se déchargent de
l’analyse et surtout de tout jugement politique quant à l’institution et au
pouvoir religieux ou au système proxénète.
Les théories et pensées féministes sont ancrées dans notre communauté
d'expériences du sexisme. Il nous faut refuser le point de vue masculin,
décoloniser notre vie quotidienne, nos sources de réflexion, voire de
militance. Seule condition pour nous protéger au mieux des agressions et
exploitations que nous subissons, avant la mobilisation de masse.
OR : Le manifeste centre sa
pensée exclusivement sur les hommes comme sujet universel, et notamment sur
leurs propres expériences de l'oppression. Le manifeste, comme de très nombreux
tracts ou textes queer et sex-positiv , célèbre un sujet de l’oppression calqué
sur le mythe de l’ouvrier du 19ème s. ou de l’homme esclave de la traite :
poing levé, vraiment écrasé mais debout, recourant à la force et à l’escalade
de violence pour se libérer ; celui qui ne « baisse jamais son froc » quitte à
surenchérir dans le jeu coqs, ne « se rend pas à l’ennemi ». Dans ce tableau
viriliste, les femmes en tant qu’opprimées font tâche : caste écrasée par et
pour la sexualité, nous sommes dressées à « nous donner » à l’ennemi ; brisées
dès l’enfance, nous sommes dressées à ne jamais le rejeter, même en parole,
même s’il nous hait ouvertement, même s’il exprime ses voeux de mort
quotidiennement ; opprimées depuis des millénaires, les forces qui nous
écrasent paraissent banales : nous n’avons pas de glorieux passés pour
galvaniser nos révoltes intimes ou collectives, nous résistons, certes, mais le
plus souvent intérieurement, en opposant silence et retrait parfois radical en
soi ou, si ce n’est plus possible, hors de soi. Les féministes radicales aussi
font tâche dans le champ de bataille, peu enclines à s’autodétruire en
surenchérissant dans l’insulte ou la violence sexuelle. Pour cette raison
misogyne (et aussi pour défendre la prostitution), le manifeste ne mentionne
aucune féministe ayant lutté contre les violences sexuelles (Andrea Dworkin,
Diana Russell, Marie Victoire Louis, les collectifs CFCV ou AVFT …). Non, leur
sujet féministe est plus fier que ça, il lutte contre des oppressions beaucoup
plus légitimes : il porte haut les idées historiquement rendues légitimes par
des hommes (racisme, nationalisme, consumérisme, classisme) et leurs méthodes
(usage des armes). C’est plus "power". Les revendications axées sur
la violence sexuelle n’existent pas pour ce fier sujet, car elles sont
méthodiquement niés et effacés dans l’Histoire des luttes que les hommes
réquisitionnent.
Le féminisme a pour objectif de libérer les femmes de l'oppression des
hommes.
OR : En effaçant toute notion de
violences sexuelles, prostitutionnelles et reproductives, le texte s’aligne sur
les prérogatives masculines, il perpétue la conspiration des oreilles bouchées.
En parallèle, il endosse une revendication de groupuscules pro-prostitution. En
ne disant mot sur le système prostituteur ni sur la pornographie, le manifeste
s’inscrit dans la « libération sexuelle » chère aux foucaldiens : non pas
libérer la sexualité des femmes mais la libéraliser, c'est-à-dire transformer
la classique appropriation collective des femmes par les hommes en
appropriation tarifée, cotée en bourse, et segmentée par secteurs de plus en
plus spécialisés. Le message est clair : les auteures acceptent les noyaux durs
des violences sexuelles, occultent les systèmes (hétérosexualité et
prostitution) qui les créent … y voient-elles une voie de libération pour les
femmes comme nombre de queer sex positiv ? La violence (sadique, échangiste,
pornographique ou prostitutionnelle) comme sexualité libre, pourvu que certains
droits du travail soient respectés … un agenda féministe ? Non. Le viol
généralisé dans un capitalisme à visage humain. Le manifeste ici participe au
grand plan de réajustement structurel en matière de politique « sexuelle »,
lancé par les proxénètes il y a plus de 50 ans, pour briser définitivement la
révolution féministe, et rétablir sur les femmes une violence sexuelle légitime
d’ampleur encore inégalée.
Le féminisme repose sur et renforce l’amour des femmes : sororité et
amour-propre.
OR : Ce manifeste insulte les
femmes. Les insultes dans ce texte ne sont ni un « dérapage » ni une fantaisie
anodine. C’est un procédé aussi vieux que le patriarcat : « Vas mon frère,
insulte les femmes, si tu ne sais pas pourquoi, elles, elles le savent, et par
honte et mauvaise conscience, elles te suivront ». Méthode ultra efficace quand
les insultes proférées sont celles qui nous désignent comme caste méprisable («
immorale, amorale ») ou profiteuses (« demi-mondaine »). A observer les queer
sex positiv et autres pro-prostitution, on est frappée par une chose : aucune
catégorie de femme n’échappe à leurs insultes. Ils nous ont tout fait :
> les victimes de viol = « s…
» (axiome des SlutWalk) ;
> les femmes en prostitution =
« p… » ;
> couchant toutes pour de
l’argent ou des avantages matériels, les femmes, en fait, seraient toutes des
prostituées (axiome des activistes pro-prostitution) donc toute femme = « p… »
;
> celles qui jouissent dans
leur sexualité = « s…. » et parfois des « maso » ;
> celles qui refusent les
insultes au nom du respect dû aux femmes par les féministes (au moins !!) = «
puritaines », « sexophobe », « putophobe » … la liste est longue. Nous avons
toutes notre épithète, mais pas un seul dominant, en tant qu’homme, n’est
insulté.
Il est incroyable d’insulter les
femmes en se prétendant féministe ! Il est encore plus inadmissible que
d’autres féministes ferment les yeux sur ce procédé, en répétant, avec les
agresseurs, que l’insulte est inoffensive. Une violence qui ne sidère ni
n’alimente la haine de soi ? Magique, non ? Mieux, elle libère. Elle donne de
la force à des manifestes « subversifs ». C’est une violence thérapeutique et
constructive, comme la fessée … Ben oui, les « coincées », c’est bien connu
depuis les sexologues, faut les libérer à coup d’effractions, mentales sinon
physiques. Au plan de la violence verbale, rien de mieux que l’insulte pour
briser l’intégrité mentale, car l’insulte à caractère sexuel profère toujours
une menace de viol.
Le féminisme consiste à analyser l’oppression pour transmettre aux
femmes un sentiment de préjudice (à la fois physique, moral, économique,
inestimable et indicible) qui leur permettra de se mettre en révolte contre
leurs agresseurs.
OR : Ce manifeste « féministe »
nous sert le mensonge patriarcal parfait : « l’entretenue », la « demi-mondaine
», vénale et sexuelle, il fait coup double. Ces deux stigmates sexistes
retournent le rapport d’exploitation en faisant passer les hommes pour les
pourvoyeurs de richesses et les femmes pour des parasites ; et pas n’importe
quel parasite, celle qui « couche » « par intérêt ». Traiter une de nos
pionnières de « pute » « entretenue », fallait l’oser, mais ce n’est qu’une
surenchère sexiste dans une mise à prix déjà lancée avant : faut-il s’en
étonner, c’est un homme qui le premier a lancé l’assaut, un activiste
pro-prostitution.
Nous rappelons donc quelques
vérités simples à ces féministes sexistes : les politiques sexuelles et
économiques du patriarcat ne sont nullement des « transactions », des « négociations
» ou « arrangements » « économico-sexuels », du « donnant-donnant » où madame
gagne sa vie tout en couchant. Une oppression est …. une oppression. Mais
surtout, les femmes n’ont pas un passé de coucherie, ni pour le « plus vieux
métier du monde » ni pour la « sécurité » domestique. Elles ont un passé et un
présent lourd de violences sexuelles, de persécution à des fins reproductives
et sexuelles et économiques, de meurtres, tout cela enterré dans les fosses
communes de l’histoire, ornées d’insultes, de stigmates et de préjugés. Un
passé et un présent trop graves pour que quiconque se permette de nous insulter
ou de jouer avec les mots de notre humiliation. Encore moins pour nous appeler
à nous libérer de ce passé et de ce présent.
ὯὯὯ
Pour nous servir votre agenda,
amis queer sex-positiv, veuillez s’il vous plaît désarmer votre langue, elle
fourche trop souvent dès qu’il vous faut articuler sexisme - le mot et ses
choses.
Veuillez réprimer vos réflexes,
les classiques des agendas androcentrés : •
l’usage de l’insulte sexiste •
l’ignorance stupéfiante des violences sexuelles •
une défense de la prostitution. Car vous sabotez la lutte des femmes. Un
exemple d’actualité : ce n’est pas votre manifeste qui pourrait répondre à
Gérard Ducray et à sa clique de complices installés en haut lieu : • les harceleurs sexuels utilisent bien moins que l’insulte
sexiste pour briser leurs victimes, or celle-ci vous galvanise ; • comme vous, les institutions qui les couvrent occultent
l’écrasante majorité des violences sexuelles, et nomment celles qu’ils
reconnaissent par euphémismes et mots sexualisants ; • le
système prostitueur est au coeur de la violence sexuelle masculine et sa
réglementation est un facteur aggravant [cf. Prostitution, Research &
Education], or vous revendiquez pour que les femmes y trouvent une place, avec
l’aide de l’état.
04.05.2012
A Ginva & binKa
[1] Sex Positiv feminism :
agenda pro-industries sexistes (SadoMaso ou porno ou échangisme ou
prostitution, et leur secteur "jouet" : sex toys, lingerie). Leurs
slogans sont, comme pour tous les libéraux, de grands mots (Liberté, autonomie,
libération sexuelle) qu'ils vident de leur sens révolutionnaire pour y cacher
tous leurs dispositifs contre-révolutionnaires. Les Queer sont des
idéalistes qui récusent les analyses radicales de l’hétérosexualité, ils-elles
ne dénoncent qu’un « système de pensée idéologique faisant de l'hétérosexualité
la norme unique à suivre en matière de pratique sexuelle».Cf.aussi MacKinnon,
1996.
Abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel: ne laissons plus les hommes faire la loi
Je suis très émue et fière de la riposte des féministes face à l'ignoble décision d'abroger la loi contre le harcèlement sexuel: Une manifestation organisée en 24h, et la décision de porter une plainte historique contre le président du conseil constitutionnel, Louis Debré. C'est une belle réussite!
Pour des revues sur la manifestation et la plainte, allez voir l'excellent article de BinKa: http://www.feministes-radicales.org/2012/05/06/nous-portons-plainte-contre-le-conseil-constitutionnel-pour-mise-en-danger-des-victimes/
A dire d'elles: http://sandrine70.wordpress.com/2012/05/05/abrogation-de-la-loi-sur-le-harcelement-sexuel-une-plainte-historique/
Ici, la plainte: "Cette plainte, déposée par Sophie Péchaud (en "flagrant délit" dixit la plainte !) au nom de l’AVFT, des victimes, et des associations organisatrices du rassemblement, accompagnée par Martine Billard, députée de la première circonscription de Paris, Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires, Nelly Martin, porte-parole de la Marche Mondiale des Femmes et Maya Surdut, porte-parole du CNDF, peut servir de modèle pour toute personne qui souhaiterait en faire de même" (Sophie Péchaud et Marilyn Baldec).
Ici, je copie-colle mon commentaire sur le post de BinKa:
Qu’attendons-nous pour créer notre propre loi, notre propre justice. Les hommes n’abdiqueront jamais tant que l’on ne les y contraindra pas, et tant qu’ils sont au pouvoir il est inutile de leur demander de bien vouloir mettre en place des lois qui démolissent l’un des piliers de ce pouvoir qu’ils ont gagné par la violence, la force, le viol, le vol.
Cela fait des millénaires qu’ils nous prouvent leur totale irresponsabilité à régner, à prendre des décisions au nom des humains. Cessons de leur faire confiance, cessons de croire qu’ils peuvent changer. Cessons de croire que même s’ils écrivent une loi, ils l’appliqueront et défendront l’intérêt de celles qu’ils détruisent pour obtenir leur pouvoir. La loi, tant qu’ils sont au pouvoir, c’est eux – et c’est la loi de la destructivité. La justice des hommes est une justice de malfrats, de corrompus, de violeurs, de tueurs et de criminels. Notre première urgence est de les faire descendre du pouvoir.
Notre justice c’est à nous de la définir, de la créer, à partir de nous et pour nous.
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